L’exposition “Spirou & le Marsupilami” a été inaugurée mercredi

À l’Institut Français d’Istanbul, on n’avait jamais vu cela. 90 enfants avaient réalisé leur vision du Marsupilami, le foyer de l’auditorium avait été tapissé par leurs dessins en préambule de l’inauguration de l’exposition Spirou. Pour les récompenser, Istanbulles a organisé une projection des dessins animés de Spirou qui les a accompagnés une bonne partie de l’après-midi.

Les enfants commentant leurs dessins

Les enfants commentant leurs dessins

Sabine Buchmann (à dr.) a organisé ce concours de dessins dont un bon nombre de dessins ont été exposés dans le foyer de l'auditorium de l'Institut Français d'Istanbul.

Sabine Buchmann (à dr.) a organisé ce concours de dessins dont un bon nombre de dessins ont été exposés dans le foyer de l’auditorium de l’Institut Français d’Istanbul.

Quelques temps plus tard, c’était l’inauguration de l’exposition en présence duConsul Général de France, M. Hervé Magro, et du Consul Général de Belgique, M. Henri Vantieghem. Le tout Istanbul des amateurs de BD était présent. Dans l’assistance, on reconnaissait les dessinateurs turcs Ersin Karabulut et Memo Tembelçizer, la directrice de l’Agence Akan, Berrak Hadımlı, l’organisateur du site communautaire de BD turque Çrop, Ümit Kireççi, et même la dessinatrice Catel et le scénariste et éditeur José-Louis Bocquet arrivés sur le tard.

Sur les cimaises, toute l’histoire de Spirou, des premiers dessins de Rob-Vel inspiré par le dessinateur américain Martin Branner (Bicot), au “swing” de Jijé, au trait virtuose de Franquin et tous ses successeurs jusqu’à Yoann & Vehlmann qui en assurent la succession aujourd’hui. Beaucoup d’albums de Spirou ont paru en turc, mais les plus récents ont été publiés par la société Tudem dont l’éditeur Arden Köprülüyan était bien entendu présent.

En raison de l’actualité éditoriale turque (la publication de ses albums), le Marsupilami avait droit à une section spéciale où l’on a pu confronter les dessins de Franquin et de Batem. L’éditeur turc Raçit Çavaş des éditions YapıKredi avait tenu à achever ce lancement avant de partir en retraite. Nous regretterons ce passionné de bande dessinée qui l’a défendue pendant des années auprès d’une des plus prestigieuses maisons d’édition stambouliote.

Le Consul Général de France prit la parole et, saluant son collègue belge – “car on ne saurait évoquer la bande dessinée francophone sans parler de la bande dessinée belge“, il fit part de sa satisfaction de célébrer le Festival Istanbulles pour sa quatrième année et surtout les 75 ans d’un personnage qui avait accompagné toute son enfance.

Un vin d’honneur acheva la soirée.

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